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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 12:38

Belle citation parce que pleine de vérité :

Il se traîna jusqu'à la cafétéria et une étrange pensée se fraya un chemin à travers lui en voyant là aussi les gens s'agiter comme des abeilles désorientées par la fumée. Il se dit que ces gens, sans le savoir, étaient fous. Que seuls des fous pouvaient vouloir vivre dans un monde pareil et le conduire, jour après jour, à sa perte.

Bernard Minier (Le Cercle, Pocket)

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 17:39

Reçu grâce au site Babelio et les éditions L’Echappée belle, ce petit recueil de poésies concerne un auteur suisse malheureusement décédé en 2016. Aussitôt celui-ci arrivé par la poste, je l’ai déballé et ai commencé la lecture sans attendre, souhaitant trouver dans ce genre un peu désuet pour moi, matière à compléter mon goût pour la lecture des beaux mots.

Luc-André Rey est défini comme un poète de rue, un passeur à travers le monde, dedans-dehors soi-même, indiscernable, anonyme qui aurait aimé publié ses textes sans les signer… Il confesse volontiers avoir voulu être poète. Il n’aime pas parler de lui ni se donner de biographie. Il parle de lui comme d’un autre, allant jusqu’à l’effacement de sa propre personne. Cette personnalité tourmentée explique une poésie dans laquelle il est présent sans l’être, fantôme ou mirage, pile et face d’une même pièce, mais quelle pièce ? Et pour qui, et par qui ?

Ses poèmes en deviennent déroutants à force d’obscurité voilée et indicible. Les mots arrivent, se cognent et s’entrechoquent parfois sans logique signifiante reconnaissable et sans logique sémantique et grammaticale. Tout est affaire de sensations, d’éphémère et de beaucoup de désespoir. Les lueurs de beauté émergent brièvement de l’ensemble pour retomber dans l’anonymat de l’ensemble.

Le choix du titre n’est d’ailleurs pas innocent. Les palimpsestes sont ces feuilles de parchemin qui, au Moyen-âge, étaient utilisées plusieurs fois, en couches successives. Retrouver ce qui apparaît presque en filigrane derrière le texte le plus récent a permis de révéler des trésors cachés. Mais la plupart du temps, les bribes visibles ne laissent imaginer qu’un advenu échoué et parcellaire. Ce recueil de poésie est ainsi. Des mots apparaissent et forment ou pas un sens, une magie qui porte à l’émotion, ou à la plus complète expectative.

Autant le dire, ses poèmes m’apparaissent de fait souvent absconds et incompréhensibles. Il y a parfois du Villon dans la mesure où la langue moyenâgeuse nous échappe parfois mais peut nous émouvoir par son rythme et sa force… Mais Rey utilise un vocabulaire bien actuel et même élémentaire compréhensible par tous.

Faut-il être initié pour ressentir la force de ces mots ? J’en doute car malgré tout, certains mots sont de pure grâce (mais bien trop rares). Son long poème hommage à son grand-père est poignant, c’est celui que je retiendrai. Quant au reste, il me fait penser à l’Art dit Moderne, complètement décomplexé, mais qui nécessite plusieurs pages d’exégèse pour enfin comprendre le sens de l’œuvre au risque de faire passer le public pour un troupeau de pauvres ânes incompétents !

Michelangelo 2017

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 14:22
Drôle de société française

Certains rêvent de faire de mai 2016 le grand moment d’une révolution populaire qui va renverser le pouvoir en place. Pourtant, on le sait, l’Histoire ne se répète que rarement et mai 2016 ne sera jamais mai 1968, n’en déplaise aux trublions de tous bords, syndicalistes en recherche de légitimité, politicards en soif de pouvoir, penseurs en mal de célébrité et journalistes en quête de scoops nauséabonds à souhait !

Depuis plus d’un mois, on essaie de nous faire croire que le mouvement « Nuit debout » est cousin, dans l’esprit, des printemps arabes… Quelle erreur ! En nombre, ils représentent une minorité et en terme d’idées, ils se veulent les héritiers d’un vaste mouvement d’indignés alors qu’ils ne représentent qu’un groupement d’individus disparates nourris à la purée médiatique et aux grands principes d’une petite élite de bobos parisiens (manger bio, penser et vivre ensemble dans la fraternité et l’égalité les plus totales). J’abrège, car il y aurait tant à dire sur ces personnes qui voudraient nous imposer leur mode de pensée tout en jouant à un simulacre de démocratie participative !

Personne n’a encore tenté le parallèle aussi je vais le risquer : les partisans « Nuit debout » sont à la Gauche ce qu’ont été les ennemis du Mariage pour tous à Droite, des pantins manipulés par ce qu’ils croient être les détenteurs de la seule vérité. Dans un cas, celle des médias et des pseudo idées de progrès et dans l’autre, celle de l’Eglise catholique et des archaïsmes nés de l’ignorance et de la peur.

On va certainement considérer mon propos comme trop tranché et donc peu recevable. Qu’à cela ne tienne. Je persiste et signe. Ma ferme éloquence est née de mon agacement qui lentement est monté pour devenir insupportable. Je ne peux plus entendre les voix médiatiques indiquer le seul bon chemin, les responsables syndicaux et étudiants prétendre que la Loi travail dite El Komri va ramener la classe ouvrière au 19ème siècle.

Assez ! La vraie précarité, c’est celle de l’injustice sociale, du manque de travail, de la dérèglementation internationale. Le pain blanc est mangé. Reste le pain noir. Les belles années du libéralisme sont passées ; Il faut maintenant inventer une autre façon de vivre en société. Ce ne sont pas quelques hurluberlus braillards qui seront nos guides. Seule la Démocratie peut nous sortir de ce mauvais pas, loin des sirènes de tous bords et des dangers de la mondialisation et des risques liés aux pollutions et aux pénuries. Une Démocratie responsable, sourde au dictat médiatique, à la course aux réélections, à la pression des minorités qui avancent masquées.

De mon point de vue, l’actuel gouvernement choisi par François Hollande et dirigé d’une main ferme par Manuel Valls. Le vrai courage est là, face aux éléments déchaînés de notre époque en pleine mutation, pas auprès des revanchards, couards, rétrogrades de tous bords.

Michelangelo 2017

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 18:50

ard2.jpgEcrire est une activité stimulante à bien des égards. Elle nous permet de refaire le monde et d’y introduire notre touche personnelle. Alors même que les situations semblent tirées de la réalité, il n’en est rien. La réalité qu’on décrit est notre propre vision du monde. Nous agissons avec un pouvoir immense, celui d’un Dieu qui créée son propre univers.

Nous avons ce pouvoir de faire et défaire les choses, d’attenter à la vie de nos personnages, puis, sur un coup de tête, de revenir en arrière et leur proposer un autre destin. Nous jouons avec des vies fictives et pourtant si réelles… « Ecrire, c’est inventer ce qui existe déjà » fera dire Nathalie Kupperman à son héroïne dans son très beau roman « Les raisons de mon crime » !

Mais ce n’est pas tout. La dimension affective que met l’auteur dans son ouvrage est forme de thérapie bienfaisante qui agit, console, soigne. Il fait porter à ses personnages le poids de sa détresse et de sa mélancolie. Il transfert sur ses créatures ses craintes, ses doutes, ses peurs, ses phobies pour mieux les mettre à distance et les maîtriser.

Mais l’auteur n’est pas dupe. Il sait tout cela et il en joue, même si parfois son acte créateur le dépasse au point de sembler perdre pied.

Tout cela à un prix. C’est le poids de la culpabilité qu’on ressent devant la page blanche ou face à une situation créée par nous mais que nous ne maîtrisons que difficilement.

Il faut alors prendre ses distances, laisser notre esprit faire la mise au point. Comprendre les raisons de nos égarements. Alors on peut reprendre le douloureux chemin de la création.

Je dis douloureux. C’est bien le mot qui convient à ce travail solitaire et complexe. Alors même que je parle d’aimer écrire, je sais aussi que c’est une activité laborieuse dont on ne sort pas indemne. Ecrire, c’est tenter de mettre en forme ce qui ne peut l’être. C’est transfigurer la réalité au point de s’interroger constamment sur la pertinence de notre analyse et de notre cheminement. C’est poser une après l’autre les pierres d’un édifice fragile et monstrueusement colossal. A ce titre, c’est accomplir le travail éternel de Sisyphe sur sa montagne.

C’est rude, comme courir un marathon ou gravir un col hors catégorie en montagne. C’est notre lot quotidien. Mais la récompense est au bout. Ce délicieux sentiment d’avoir franchi la ligne d’arrivée. D’avoir fait une œuvre artistique, composé une mélodie qui restera dans le souvenir du lecteur potentiel.

Car écrire, c’est aussi écrire pour l’autre… celui qui vous lira. Il ne quitte jamais nos pensées alors que nous noircissons les lignes. Il est cette ombre qui plane au-dessus de notre épaule. Son regard critique nous importe plus que tout.

Sans lui, à quoi bon prendre la plume ? Nous écrivons bien pour les autres, pour être lus. C’est une grande responsabilité et une source de tracas perpétuel, mais c’est tellement stimulant !

Un bon roman est un roman dont on perçoit et apprécie la mélodie qui s’en dégage. Si le charme presque musical n’agit pas sur le lecteur, alors la mission n’est pas remplie. L’œuvre ne vaut pas la peine qu’on s’y arrête. Cette sanction est  sans appel. Elle oblige à revoir sa copie. Parfois de fond en comble !

En définitive, et de façon un peu masochiste, je dois l’admettre, c’est tout cela qui me fait aimer écrire… Ce sentiment d’aborder la rédaction d’une œuvre artistique en empruntant des chemins tortueux, dangereux, interminables parfois, et d’en ressortir vivant avec cette incomparable sensation du devoir accompli pour notre lecteur supposé.

 

MichelANgelo 2013

 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 14:15

275px-Richie_Havens_1972_Hamburg.jpgRichie Havens vient de nous quitter. Il laisse derrière lui une carrière de brillant chanteur et guitariste. Ce qui m'a marqué chez lui, c'est ce formidable chant improvisé lors du festival de Woodstock voici maintenant plus de quarante ans !!!!

Pas de fioritures, des arrangements minimalistes, mais une voix qui semble avoir trouvé une aide surnaturelle pour arriver à ce niveau de perfection : une prise, un chef d'oeuvre...

Certes, il y a beaucoup de nostalgie à écouter cette chanson qui semble d'un autre temps... Mais comme j'aimerais retrouver, parfois, dans notre environnement musical si calibré, une voix qui hurle si joliement son besoin de Liberté !

Vous êtes trop jeunes pour avoir connu ? Vous vous rappelez vaguement de Richie Havens ? Allez l'écouter, vous me glisserez ensuite un petit commentaire et cliquer sur J'aime... Ne serait-ce pas le plus bel hommage qu'on puisse lui rendre ?

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:12

latimer.jpgLa musique permet parfois de briser la glace, comme le fait ce groupe merveilleux de Camel ! Cliquez pour écouter ce que j'adore.... Ce morceau est un chef d'oeuvre incontournable avec une guitare et des musiciens vraiment au sommet de leur art... Merci...

Comme j'ai eu l'occasion de vous proposer ce morceau dans deux versions différentes, si vous vous lassez, vous pouvez aussi venir écouter celui-ci, tout aussi fort et parfaitement interprété : Lady Fantasy ! Vous y verrez Andy Latimer au bord des larmes dans son interprétation, mais pour cela, écoutez jusqu'au bout... car le morceau dure plus de 12 minutes !

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:17

Il n'est pas dans mes habitudes de parler politique sur ce blog. Mais les derniers évènements concernant l'affaire Cahuzac m'agacent sérieusement et je ne peux m'empêcher de vous livrer mon point de vue.

Certes, les faits reprochés à Jérôme Cahuzac sont graves en regard de la probité qu'on est en droit d'attendre d'un homme public et d'un ministre. Toutefois, le déchaînement médiatique et politique autour de sa personne me semblent démesurés pour un homme qui a décidé d'avouer ses fautes publiquement.

Il en va souvent ainsi dans notre belle République !

Les médias, après avoir ignoré les éléments qui pouvaient mettre en cause Jérôme Cahuzac, se permettent aujourd'hui de lyncher un homme déjà à terre !

Que dire de l'attitude déplorable et intéressée des politiques de droite, d'extrême droite et d'extrême gauche qui n'ont de cesse d'accabler le gouvernement qui n'y est pour rien... Que n'ont-ils réagi aussi violemment lors de la mise en examen de leurs proches, et ce encore très dernièrement où la Justice elle-même a été bafouée et jetée plus bas que terre ???
La république est en danger. Elle l'est du fait que chacun cherche à marquer des points pour son propre camp au mépris de l'intérêt général, sous fond de crise économique gravissime.
Pour ma part, je rêve d'une démocratie apaisée et respectueuse de l'intérêt général. Jusqu'à présent, et j'en suis profondément désolé, seul le pouvoir actuel m'offre une partie de ce rêve et j'engage François Hollande et son Gouvernement à tenir bon !
Nous ne sortirons de la crise qu'en montrant une réelle volonté collective de nous attaquer aux défis complexes et anxiogènes qui s'imposent à nous.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:08

La conscience et le roman

 

Dans son ouvrage « À la réflexion », David Lodge consacre une partie importante à l’examen de conscience dans le romanesque (intitulée La conscience et le roman). Son propos m’interpellant particulièrement, je vais tenter d’en établir la synthèse et apporter ma propre réflexion sur ce sujet.

Pour la science, la conscience est avant tout la résultante d’une activité cérébrale intense qui nous différencie de l’animal. Cette puissante mécanique permet à l’homme d’avoir le sentiment de sa propre identité et de notre libre arbitre (Francis Crick Atonishing Hypothesis 1995).

 Ce formidable défi n’est pas sans incidence sur le concept d’âme hérité de notre civilisation judéo-chrétienne. Le débat reste largement ouvert et il n’est pas dans mon propos de réfléchir sur ce concept à caractère religieux ou métaphysique, mais de m’en tenir aux incidences en terme de littérature.

Contentons nous de considérer que la conscience existe telle une boîte noire en périphérie de l’activité cérébrale dont on ne peut mesurer que ce qui en sort ou y entre, sans réel moyen pour l’observateur de connaître ce qui se passe à l’intérieur (D. Lodge, à la réflexion page 289)… La psychanalyse prétend y parvenir, mais on sait combien sa démarche est bien peu scientifique et sujette à caution (Michel Onfray, Le crépuscule d’une idole).

Pour une bonne compréhension suffisante à notre propos, la conscience désigne en priorité la nature spécifique de notre expérience subjective du monde (D. Lodge, à la réflexion page 291).

Mais comme aimait à le répéter Sartre, la conscience est le vers dans le fruit ! Notre expérience subjective au monde secrète son propre poison : la certitude de notre fin plus ou moins prochaine…

Cette vision sur le monde et sur notre propre personne, au travers de notre conscience provoque un trouble constant, une richesse mais aussi un désespoir tels que les grands romanciers ont su s’en emparer pour en rendre compte.

C’est bien cette conscience, cette reconnaissance du moi qui doit traverser l’écriture, faute de quoi le lecteur va se trouver en contact avec un écrit purement narratif trop souvent superficiel car sans réel moyen d’investir un univers dans lequel il pourrait se projeter, s’impliquer personnellement, réduit à l’état de simple spectateur passif.

L’introspection des consciences des personnages doit le disputer à l’introspection même du narrateur écrivain qui va enrichir son propos et donc investir le fond autant que la forme.

On pourrait dire qu’il suffit que les évènements développés dans le texte suggèrent l’importance des sentiments et des cas de conscience. La littérature actuelle avec ses best-sellers me semble aller dans ce sens en exagérant la trame narrative à la manière de films d’action si populaires à l’heure actuelle.

C’est possible, mais il faudra alors compter avec la propre subjectivité du lecteur qui va interpréter le texte… Certes, il peut exister plusieurs lectures d’un même texte. Mais il y a fort à parier que l’action va primer sur la réflexion et laisser peu de place à l’interprétation.

Si un roman purement narratif peut être agréable à lire, l’expérience prouvera toujours qu’on l’oubliera aussi vite qu’on l’a lu… Si un roman exprime une réelle profondeur des personnages qui fait écho à notre propre perception (que ce soit positif ou négatif), alors il y a de fortes chances pour qu’on garde en mémoire la trace de cette lecture…

Pour employer un autre terme synonyme, c’est la densité des personnages et la profondeur de l’examen des consciences, ou encore la simple conscience du lecteur éveillée par les situations décrites et analysées devant nous, qui va forger l’intérêt du roman.

On me rétorquera que l’originalité du thème abordé peut suffire à passionner le lecteur… C’est effectivement vrai dans certains cas. Je pense, par exemple, Aux Fourmis ou aux Thanatonautes de Werber ou encore à de nombreux romans de science fiction (l’univers de PJ. Farmer pour ne citer que lui).

Mais cet intérêt est presque exclusivement situé dans les questions fondamentales qu’ils suggèrent, plongeant indirectement le lecteur dans des réflexions qui font écho à son propre ressenti sur le monde : persistance et puissance de l’humanité, évocation de la mort (de l’humanité ou des personnages) et de sa possible résurrection (Farmer dans le Monde du fleuve ou Werber dans les Thanatonautes).

Malheureusement, force est de constater également que les suites livrées ne sont pas forcément à la hauteur et que l’intérêt suscité par la nouveauté s’émousse alors avec le sentiment très prégnant que l’auteur exploite le filon jusqu’à épuisement du lecteur pour lequel l’effet de surprise ne joue plus et qui se trouve confronté à un délire romanesque qui confine souvent à l’exagération et l’incohérence…

Je sais que mon raisonnement peut paraître cruel à l’égard d’auteurs que j’apprécie malgré tout. Pourtant, on ne peut éviter de faire ce constat. Il y a bien au moins deux types de romans disponibles à la lecture : ceux dont on se souviendra, qui nous marquent de façon définitive par leur contenu et leur profonde richesse psychologique et qui font appel à la conscience sous toutes ses formes, et ceux qu’on finit par oublier du simple fait qu’ils sont récréatifs, parfois originaux mais régulièrement superficiels…

Pour redresser mes erreurs d’interprétation ou étayer votre réflexion personnelle sur le sujet, je vous invite évidemment à lire ou relire le très intéressant opus de David Lodge A la réflexion (Rivages poche 766).

 

MichelANge 2013

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:09

J'ai eu l'occasion de tomber sur un site qui donne à lire des résumés d'ouvrages classiques de façon très particulière si ce n'est originale. L'objectif pour l'auteur, étudiant en lettres, est d'écrire des résumés dans la langue des cités...

Le procédé est certes intéressant dans la mesure où il présente une innovation certaine. Toutefois, our qui n'est pas un habitué, ce langage est très déroutant, voire incompréhensible (ce qui est mon cas).

Pourtant, certainement en raison de son originalité, ce site semble faire le buzz sur Internet et est relayé par de nombreux articles dans la presse...

Je me pose deux questions.

A qui s'adresse le contenu de ce site ?

En vérité, j'ai du mal à cerner. S'il s'adresse à des étudiants, des enseignants, j'ai du mal à admettre qu'un tel langage ne les déroute pas, ne serait-ce que par manque de vocabulaire adapté... S'il s'agit d'une oeuvre pédagogique en direction des habitants des cités, comment imaginer ces lecteurs, suite à la lecture du résumé, prendre contact avec l'ouvrage dans son édition originale ?

Dans un cas comme dans l'autre, on se retrouve à la case départ avec un accès à un type d'écrit inadapté ou non maîtrisé par son lecteur.

Au mieux, ce site va s'adresser à des intellectuels bréchants (trad. : branchés) ou des amateurs d'humour ou de démystification ! 

Apporte-t-il quelque chose de complémentaire par rapport à l'analyse de textes classique ?

La réponse à la première question répond partiellement à cette interrogation. Les résumés proposés n'apportent rien de nouveau par rapport à un travail plus classique. Tout au plus apportent-ils un peu d'humour... Pour ceux qui savent décrypter ou feignent de comprendre le langage utilisé.

Je dois vraiment manquer d'humour !

Si ce n'est pas votre cas, vous pouvez aller visiter le site des Boloss...

 

MichelANge 2013

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:28

Andrew-LatimerSi la lecture procure parfois de grands plaisirs, la musique peut nous émouvoir presque jusqu'aux larmes. C'est ce que fait Andrew Latimer avec son groupe Camel... On trouve sur Youtube un morceau d'anthologie entièrement musical, mais avec une guitare absolument sublime !

Ce morceau s'appelle Ice et a été enregistré en 2003 (From DVD The Opening Farewell 2010 - Recorded at The Catalyst, Santa Cruz, California in 26 june 2003)...

Cliquez ici pour découvrir le paradis ! Et briser la glace....

 



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