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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:55

Grâce à son ami Liam, la jeune Maggie Holloway est heureuse de retrouver sa belle-mère Nuala après vingt années de séparation. Malheureusement, Nuala est sauvagement assassinée chez elle. Maggie veut comprendre ce qui lui est arrivé, d’autant que Nuala semble avoir décidé de façon soudaine de modifier son testament et de ne pas maintenir sa demande d’entrée dans la somptueuse et coûteuse maison de retraite nommée Latham Manor et dirigée par le docteur Lan. Héritière in extrémis de la grande maison de Nuala, et trop curieuse aux yeux de beaucoup, Maggie va être l’objet de toutes les attentions, bienveillantes comme malveillantes. Quel rôle joue Liam, et Earl Batemann, le passionné d’histoires morbides sur les enterrements à l’époque victorienne, créateur d’un musée sur le thème de l’inhumation à travers les âges et les sociétés ? Pourquoi cinq femmes résidant à Latham Manor sont-elles brusquement décédées dans leur sommeil dernièrement ? Enfin, pourquoi Maggie se retrouve-t-elle enterrée vivante ?

Comme à son habitude, Mary Higgins Clark se montre habile pour construire une intrigue originale qui tient le lecteur en haleine. Pour ce faire, placer une enterrée vivante dans le premier chapitre est une accroche parfaite, même si on peut juger l’effet un peu facile. Les personnages ne brillent pas par leur originalité, hormis Earl Batemann (jusque dans son nom homophone du super-héros américain) et son goût pour la mort qu’on pourra juger un peu caricatural.

L’analyse sociologique tient dans la description d’une société américaine fortunée et ses travers, comme ce goût immodéré pour le luxe, allant jusqu’à se ruiner pour obtenir une place dans une maison de retraite au tarif exorbitant. La relation à la mort est juste évoquée et demeure un artifice littéraire pour donner de la consistance dramatique au propos.

N’attendez pas une satire du modèle américain ou une analyse psychologique fouillée. Ce n’est pas dans ce roman qu’il faut attendre un grand chambardement de l’écriture de l’auteur qui ne s’engage pas et reste très consensuelle à dessein. On est loin des auteurs actuels plébiscités, qu’ils soient américains, français, suédois ou islandais et dont les récits ont une véritable épaisseur.

Ce roman n’est pas le meilleur de Mary Higgins Clark, il restera un cru moyen. Malgré tout, en bon artisan de l’écriture, elle réussit à emmener son lecteur jusqu’à l’épilogue qu’elle termine par cette sentence bien à propos tirée du moyen-âge : Le livre est terminé. Au lecteur de jouer !

 

Michelangelo 2017

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Published by MichelAngelo - dans Romans
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