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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 11:52

jaimetonmari.pngLors d’une séance de dédicaces à Saumur, j’ai fait la connaissance de Sylvie Bourgeois qui me vanta le plaisir que j’aurai à lire son dernier ouvrage. J’ai donc cédé à la tentation, surtout parce-que le titre laissait présager une aventure assez burlesque et originale…

Emma, quarantenaire écologiste et militante dans l’âme doit se rendre au mariage huppé de sa demi-sœur de vingt ans avec un homme fortuné qui a passé la quarantaine. Vilain petit canard de la famille, elle est persuadée qu’elle ne sera pas à sa place dans cette fête. Son amie Charlotte, coach sentimentale, la convainc de s’y rendre.

Mal à l’aise sur place, elle fera la connaissance de Fred, coiffeur homosexuel qui va la transformer physiquement pour en faire une bombe attirant tous les regards. S’ensuit une avalanche de situations où Emma va découvrir son pouvoir sur les hommes : son beau-frère et le marié entre autres !

Si la situation est burlesque, on a beaucoup de mal à prendre pour réalistes des évènements hautement improbables et déjantés. Emma rame pour nous faire sourire et se montre plutôt ennuyeuse. Les personnages ne sont guère crédibles et sont de véritables clichés. La transformation d’Emma dépasse l’entendement et son inconséquence est souvent affligeante. Bien que parfois teintée d’un peu de sexe, l’aventure peine à nous intéresser. Trop de choses sonnent faux !

Se voulant résolument moderne et sans tabous, Sylvie Bourgeois manque sa cible : écrire un bon roman ! Il reste juste un petit ouvrage sans prétention qu’on oubliera vite.

 

Michelangelo 2014

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 19:00

RDVavec TOIAprès avoir longtemps hésité, Lorraine Fouchet s’est décidée à évoquer son passé et tenter de rendre à son père l’hommage qu’il parait mériter. Cette tâche est d’autant délicate que Lorraine a perdu son père alors qu’elle n’avait que dix-sept ans et que cette blessure est inscrite en elle, toujours vive et présente. Quand on lit son ouvrage, on comprend pourquoi, d’autant qu’elle apprend la terrible nouvelle par la radio !

Christian Fouchet nous apparaît comme le héros gaulliste de 1940 parti rejoindre le général à Londres la veille de l’appel historique du 18 juin… Son acte de bravoure est le début d’une carrière brillante, d’abord dans la résistance active, au cours de laquelle il va user de diplomatie, puis dans la politique, toujours dans l’ombre de De Gaulle. Fin diplomate, De Gaulle fera appel à lui pour se rendre dans une Algérie à feu et à sang. Il sortira des épreuves avec une certaine réussite qui lui vaudra de se retrouver finalement ministre de l’intérieur avec la lourde charge de gérer les évènements de 1968, puis ministre de l’éducation nationale, ministère où il sera à l’origine de belles réussites, telles le collège pour tous.

Christian Fouchet, s’il a quelques détracteurs n’en reste pas moins un homme qui a compté sous la 5èmeRépublique. Homme de confiance au tempérament bien trempé, il suivra le général De Gaulle sans jamais faillir, ni tourner le dos aux grands principes auxquels il croit. Amateur de littérature et de belles lettres, il écrira un roman inspiré de son passage comme Consul général à Calcutta et de ses souvenirs douloureux générés par sa visite des camps de concentration à la libération. Ce roman s’intitule « Le carnaval des lépreux ». Ainsi la boucle est bouclée. Lorraine semble tirer son goût pour la littérature de son père aimé.

Cette vie trépidante fait que Christian Fouchet se marie sur le tard avec Colette Vautrin, descendante de la famille Mercier en Champagne (lire à ce sujet le roman précédant intitulé Couleur Champagne qui nous dévoile de façon romancée l’avènement du Champagne populaire). De cette union naitra Lorraine...

Et Lorraine dans tout cela ? Il faut bien reconnaitre qu’avec un père aussi occupé et populaire, sa place n’est pas facile à trouver. Papa côtoie Le Général, son ami, dîne régulièrement avec Malraux et tous ces gens importants qui ont fait l’après-guerre. L’ombre de Saint Exupéry, mystérieusement disparu à la fin de la guerre et qui fut le compagnon de route de Christian Fouchet, plane interminablement sur l’entourage familial.

En fait, Lorraine est élevée par des « nannies » anglaises, et souvent en vacances chez sa grand-mère, dans le sud… Elle fréquente des établissements catholiques et, en raison de l’importance de son père, subit souvent le joug d’une protection rapprochée… Curieusement, sa mère semble assez lointaine et soumise aux obligations envahissantes du protocole.

Christian, le père, est souvent en déplacement ou absent. L’amour qu’éprouve Lorraine pour lui parait difficile à manifester d’autant que l’aura de ce père prestigieux écrase les velléités affectives de la petite fille bien élevée selon les principes de la haute bourgeoisie d’après-guerre.

Sa quête au travers des carnets de son père semble avant tout destinée à comprendre celui qu’il a été et quelle importance elle pouvait avoir, elle, à ses yeux. En cherchant son père, elle cherche les traces de cet amour qui parait évanescent au lecteur. Ce père est une ombre forte, mais une ombre… L’homme public semble avoir dévoré l’homme tout court. Sa disparition subite et subie par Lorraine a laissé un sentiment d’insatisfaction affective.

Malgré tout, Lorraine Fouchet met beaucoup d’humour dans sa quête. Elle fait preuve de beaucoup de discernement et de réalisme, qualités qu’on pourrait lui envier. Partie à la recherche de ce père presque trop grand pour elle, elle creuse son propre sillon car elle sait ce qui compte : ce n’est pas le chemin qu’on prend mais le but qu’on veut atteindre.

Pratiquement tous les romans de Lorraine évoquent la mort d’un père. Evidemment, ce n’est pas le hasard si son œuvre revient sur sa propre tragédie. Ce qui est unique, c’est d’avoir pu construire une œuvre à partir de ce drame. Lorraine est profondément humaine, ouverte aux autres et au monde. Elle dégage une grande joie de vivre et manifeste toujours un grand plaisir à faire de nouvelles rencontres. Elle ne parait jamais blasée. Elle est chaleureuse et toujours authentique et cela transparait toujours dans ses ouvrages. Je pense que c’est aussi cela que viennent chercher ses lecteurs fidèles au travers de ses lignes. Petite remarque personnelle à ce sujet pour terminer : Lorraine évoque à plusieurs reprises ses lectrices ! J’ai sursauté à chaque fois ! Et les lecteurs, alors ???

 

Michelangelo 2014

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 12:09

Roman_FR.jpgNon, ceci n’est pas un roman, contrairement à ce que semble malicieusement indiquer le titre. Juste une autobiographie un peu romancée.

Frédéric Beigbeder nous entraîne dans son passé alors même qu’il déclare n’avoir aucun souvenir de sa tendre enfance. Pourtant, au fil des pages, la mémoire lui revient. Il découvre, étonné de lui-même, celui qu’il a été et nous livre un récit parfois poignant où il reconstruit, à partir de bribes de réminiscence, un univers marqué par le divorce de ses parents : « Mon enfance est à réinventer : l’enfance est un roman », notera-t-il page 119…

Autant le dire, Frédéric Beigbeder n’a pas souffert de vivre dans la pauvreté. Sa famille est fortunée quand il est enfant. La force de sa confession réside dans sa capacité à interroger l’essentiel d’une vie. Pourquoi cette famille ? Comment vivre une séparation ? A quel degré se situe l’amour des parents pour son fils, ses deux fils tant aimés, trop aimés et protégés ? Quel amour existait entre ses parents si déprimés par leur propre séparation ?

Les souvenirs joyeux mais de couleur sépia le disputent à l’amertume d’une prise de conscience de la futilité des choses ou de leur importance…

Ce qui compte, c’est ce que l’on retient de ce passé, ce qui en émerge en fin de compte et nous a fait tel que nous sommes à l’âge adulte : «  Depuis je n’ai cessé d’utiliser la lecture comme un moyen de faire disparaître le temps, et l’écriture comme un moyen de le retenir » avouera-t-il page 129. Cette équivoque qui nous appartient à tous, qui oscille entre désir d’oubli et volonté de réminiscence, Frédéric Beigbeder la fait sienne et nous la présente sans fioriture pour la transcender et nous offrir un long et vigoureux plaidoyer pour la vie.

Frédéric Beigbeder est un révolté, un homme qui a la conscience à vif. Après la lecture de ses confessions, on comprend mieux les raisons de cette révolte et de cette fuite en avant apparente qui sont sa marque de fabrique en tant qu’écrivain.

Récompensé à juste titre par le Prix Renaudot, Frédéric Beigbeder s’inscrit dans la lignée des meilleurs écrivains français contemporains. Sa personnalité n’y est pas étrangère de même que sa façon de bousculer l’ordre établi et les grands principes. Il a des détracteurs. Surtout auprès de l’intelligentsia qui règne sur le petit monde des lettres. Mais il a pour lui sa virtuosité, son ironie, son humour et ses lecteurs fidèles pour faire face !

 

Michelangelo 2014

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 11:43

41UcbWshifL._SL160_.jpgChloé est sous le choc quand son mari la quitte de façon inattendue. Elle se retrouve avec ses deux petites filles, complètement désespérée. Son beau-père, Pierre, être austère et peu bavard, va étonnamment la prendre en charge au moment difficile de la rupture…

Il lui propose de l’emmener avec ses deux fillettes dans la maison de campagne de la famille. Là, il va certes l’écouter, mais aussi se livrer et expliquer comment il a renoncé à l’amour de sa vie lâchement pour ne pas bouleverser sa vie bien installée avec son épouse, son fils et une activité professionnelle valorisante.

C’est pour lui l’occasion d’expliquer l’importance de vivre sa vie, de ne jamais refuser le bonheur par simple respect des conventions.

Le tête à tête entre ces deux personnages n’est ni  enthousiasmant ni original. On appréciera juste la qualité des dialogues qu’Anna Gavalda sait construire et rendre vivants.

Mais son propos est peu ambitieux et frôle souvent la limite du cliché. Je me suis peu senti concerné par le thème sans cesse rabâché dans la littérature actuelle du bonheur à tout prix, du courage qu’il faut pour transformer les défaites sentimentales en victoires personnelles. Un mélange de Coelho, de Douglas Kennedy et de Gounelle mal digérés peut-être ?

Tout cela me laisse perplexe si ce n’est affligé, car Anna Gavalda m’a habitué à beaucoup mieux… Fort heureusement, le roman est court et on l’oubliera vite.

 

Michelangelo 2014 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 12:16

SLAVE.jpgAyant eu l’occasion de voir l’excellent film de Steve McQueen tiré de l’expérience de Solomon Northup j’ai, comme beaucoup d’autres, eu envie de lire le récit de cet homme noir mais citoyen libre dans le New-York du milieu du 19èmesiècle enlevé par des négriers et vendu comme esclave en Louisiane.

Certes, le document n’est pas un roman. C’est avant tout un récit documentaire très précis et à ce titre, il ne faut pas s’attendre à y retrouver l’ambiance romanesque  du film de Steve MacQueen qui a pris quelques libertés avec son scénario.

Solomon Northup décrit, presque jour après jour, les conditions de son statut d’esclave, avec minutie et précision, sans donner dans le pathos alors même que sa situation peu enviable  aurait facilement pu déraper dans ce sens.

Toutefois, on ne peut que s’attacher à ces personnages que les maîtres et le système esclavagiste réduisent à l’état d’animaux. On souffre avec eux et l’on hait ceux pour qui donner le fouet est un acte quotidien, normal et justifié par la seule rentabilité de ces grandes exploitations sucrières et cotonnières (citation 1).

 Pourtant, quelques rares maîtres compatissants inciteraient à ne pas désespérer de la nature humaine. Ce serait sans compter sur le fait qu’eux-mêmes ne remettent pas le système en cause, mais s’en arrangent (citation 2)…

Certaines scènes sont très dures. Comme dans le film, à la limite du supportable. La description en est méthodique, assez froide, à la manière d’un reportage. Cette irruption de la réalité étalée devant le lecteur soulève un grand sentiment d’indignation et de compassion exacerbé par cette vérité absolue que l’on reçoit en pleine figure.

Solomon cherche à prévenir sa famille et ses amis, mais sans papier, ni encre, ni relations sûres, la chose ne sera pas aisée. C’est le fil conducteur du livre. Il y parviendra après douze années de souffrance et de désespoir ponctuées de rares moments de fraternité et d’humanité.

Voilà un document qui en dit long sur la condition esclavagiste dans les Etats du Sud de l’Amérique et peut expliquer les difficultés qu’aura l’Amérique à mettre un terme à ce système pervers dont les effets gangrènent encore le pays dans son rapport aux minorités, comme des ondes de choc perpétuelles.

 

Michelangelo 2014

 

Citations :

1) Pour être contremaître, les qualifications requises sont une absence de cœur totale, de la brutalité et de la cruauté. Son seul objectif est d'obtenir de larges récoltes, peu importe le degré de souffrance infligé du moment qu'il l'atteint.

 

2) Il y a sans doute des maîtres compatissants, comme il est certain qu'il y en a d'inhumains. Il y a sans doute des esclaves bien habillés, bien nourris, comme il est certain qu'il y en a des déguenillés, affamés et misérables. Néanmoins, une institution qui tolère autant de torts et d'inhumanité que j'en ai observé est une institution cruelle, injuste et barbare.  

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 19:40

Robe_de_Marie.jpgAprès le Goncourt (Au revoir là-haut), la trilogie Verhoeven (Travail soigné, Alex, Sacrifices), j’ai décidé de m’attaquer aux autres œuvres de Pierre Lemaitre afin, peut-être, de trouver une faille dans ce qui reste pour moi un sans-faute absolu. Le hasard des disponibilités au rayon ‘policiers’ de mon libraire habituel m’a donc dirigé vers cet opus au titre énigmatique.

Sophie est une jeune femme ordinaire, bien dans sa peau et amoureuse de son mari jusqu’au jour où tout va basculer dans sa vie. Au fil des évènements, elle va sembler s’enfoncer dans une folie dont on a tout lieu de penser qu’elle est meurtrière.

Son amnésie chronique la rend incapable de juger de la pertinence des actes qu’elle accomplit, et, ce qui est plus grave, la laisse dans un désarroi absolu quand tous les signes visibles semblent indiquer son implication personnelle dans une succession d’assassinats. Son amie Valérie ou son père pourront-ils l’aider ? Sophie est intelligente et pleine de ressources. Elle va mener sa propre enquête afin de comprendre ce qui lui arrive et lui ressemble si peu. Elle va multiplier les fausses identités et les voyages pour sortir du gouffre dans lequel elle semble s’enfoncer irrésistiblement…

Une fois de plus, Pierre Lemaitre use de son principe de base qui veut que les victimes et les bourreaux puissent être facilement interchangeables et construit son édifice sur cette confusion entretenue chez le lecteur.

Ce roman m’a rappelé un peu les thrillers de Patricia MacDonald par son introduction : l’assassinat d’un jeune enfant totalement inexplicable de façon raisonnée et une femme qui ne comprend pas ce qui lui arrive, victime de sa folie et son amnésie supposées.

Mais la ressemblance s’arrête là, car le machiavélisme de Pierre Lemaitre renouvelle totalement le genre ! Le roman est composé de  quatre parties distinctes qui s’ouvrent comme des poupées gigognes pour amener le lecteur vers la révélation finale où l’on trouvera le sens de ce titre bien mystérieux.

Au risque de me répéter, l’auteur manie la langue avec brio et intelligence. Sa narration est fluide et son propos étaye une vision du monde réaliste mais souvent pessimiste, ce pessimisme étant largement teinté d’ironie. Pour ma part, j’adhère totalement !

Après la lecture de quatre romans policiers, je remarque juste que Pierre Lemaitre construit ses romans toujours un peu de la même façon. Ce pourrait être un défaut s’il se montrait incapable de se renouveler et de fatiguer le lecteur. Heureusement, Pierre Lemaitre semble posséder une capacité d'invention qui va au-delà de l'imaginaire propre au genre. Il nous étonne et nous tient haletant jusqu'au dénouement final. C'est sa force et ce qui fait de ses romans des œuvres si particulières. Il sait créer un univers qui n'appartient qu'à lui et dont se délectent ses lecteurs passionnés dont je suis. Bravo !

 

Michelangelo 2014

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 19:35

Alex.jpgSecond volet de la trilogie du Commandant Verhoeven, ce thriller met en scène une jeune femme aussi touchante qu’énigmatique, Alex. Celle-ci va être enlevée puis séquestrée par un curieux individu… Mais l’intrigue serait trop simple si nous avions affaire à un tueur en série et une victime ordinaires…

Pierre Lemaitre va nous entrainer dans une succession de rebondissements tout aussi imprévisibles qu’extraordinaires. Il se libère habillement des ficelles du genre pour nous servir un bouquet dont lui seul a le secret, le principe de base étant que les victimes et les bourreaux peuvent se confondre, et que les évidences supposées par le lecteur sont bien loin de la réalité.

Ainsi, le Commandant Verhoeven va-t-il de nouveau faire preuve de la plus grande des perspicacités pour comprendre le lien qui existe entre Alex et les assassinats d’hommes qui semblent avoir été les cibles d’un même tueur, l’un d’eux se révélant être l’improbable petit ami d’Alex… Le commandant devra comprendre d’autant plus vite qu’un petit juge d’une extrême suffisance va quasiment le harceler durant toute l’enquête !

Jubilatoire autant que passionnant, le roman de Pierre Lemaitre est un petit chef d’œuvre du genre. Il allie toutes les qualités d’un thriller parfait, un niveau d’écriture aussi érudit qu’abordable, des dialogues et des réparties qui sonnent juste. Nul doute que la trilogie Verhoeven est déjà un classique de la littérature tout court !

 

Michelangelo 2014

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 19:15

Travail-soigne.jpgLe commandant Verhoven enquête sur des meurtres de femmes particulièrement sauvages et déroutants. Ses méthodes très personnelles ne vont pas faire l’unanimité auprès de ses supérieurs, de la presse et du juge.

Pourtant, l’assassin emploie des méthodes qui nécessitent une approche particulière, car elles sont hors normes. Et qui renseigne l’assassin ? Pourquoi ces mises en scènes si « parfaites » retrouvées sur les lieux de crimes ? A quel objectif répondent-elles ?

Verhoven va devoir se surpasser pour ne pas sombrer lui-même, d’autant qu’il sera directement impliqué dans ce maelström diabolique !

Premier thriller mettant en scène le commissaire Verhoven et son équipe, ce roman ne se lâche plus une fois commencé. Pierre Lemaitre nous entraine dans un univers d’une noirceur et d’un suspens rarement égalés. Il fait preuve d’une maitrise diabolique et nous tient en haleine jusqu’au dénouement qui ressemble à un châtiment infligé à un innocent. Mais qui peut prétendre être complètement innocent ?

Son œuvre ne laisse pas le lecteur indifférent. On y trouve une façon de dépeindre un monde désespérant où l’ironie règne. Sa vision de l’humanité se montre plutôt négative mais si réaliste, malheureusement. Et que dire de son style ? Brillant, vif et érudit à la fois. L’auteur possède un talent rare pour décrire les situations, aller à l’essentiel, composer des dialogues vivants mais profonds, rendre ses personnages si réels grâce à une connaissance de la psychologie qui semble innée chez lui… Epoustouflant !

 

Michelangelo 2014

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 16:58

La-delicatesse.jpgNathalie est belle et jeune. Son coup de foudre qui l’amène à se marier avec François vire au cauchemar quand celui-ci meurt accidentellement. Elle devient froide, repliée sur elle-même et s’acharne au travail.

Son patron, Charles, va tout tenter pour la conquérir, sans grand succès. Pourtant, un homme assez quelconque, Markus, employé aussi modeste que transparent va réveiller en elle des sentiments qu’elle croyait perdus à jamais…

Sur le thème assez classique du deuil, David Foenkinos parvient  à écrire quelques belles pages, sans pour autant éveiller en nous un grand intérêt.

Malgré quelques répliques où l’humour le dispute au sérieux des sentiments évoqués, la reconstruction de son héroïne m’a assez peu ému. La magie n’opère pas, tout comme l’intrigue est longue à démarrer.

Est-ce dû au fait que ce roman est le support d’une adaptation cinématographique avec Audrey Tautou et François Damiens ? A mon avis, à vouloir courir deux lièvres à la fois, le roman et le cinéma, David Foenkinos s’est pris les pieds dans le tapis ! Mais il a montré par la suite qu’il était capable de redresser la barre et produire des ouvrages autrement plus remarquables (pour exemple, l’excellent ‘Je vais mieux’)

 

Michelangelo 2014
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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:47

41V7R5AR4VL._SL160_.jpgHector est à la dérive. Il se sent mal aimé de ses parents et doit sa survie sociale à la présence de son grand frère qui veille sur lui. D’autre part, Hector est atteint d’un syndrome névrotique encombrant : il ne peut s’empêcher de collectionner toutes sortes d’objets, timbres, piques apéritif, couvercles de boîtes à camembert… Sa vie sentimentale est un désert incommensurable et sa vie sociale un naufrage permanent.

Pourtant, sa rencontre avec la belle Brigitte va bouleverser sa vie !

Roman léger à l’allure de parabole, cette suite de situations cocasses bien rythmée se déguste comme un bonbon acidulé, rafraichissant mais un peu piquant. C’est un florilège de bons mots, d’humour et pourtant, entre les lignes se dessine une vision du monde qui est celle de David Foenkinos et à laquelle j’adhère totalement. Une vision qui se veut réaliste mais sans jamais tomber dans le pessimiste. A cet égard, l’humour constant dont il fait preuve est le meilleur antidote à tous nos chagrins grands ou petits qui sont en fait le lot de tout un chacun.

En résumé, voilà un petit chef-d’œuvre qui amène le rire chez le lecteur. Rire suscité par un vrai comique de situations dans les lesquelles chacun reconnaitra ses propres travers. David Foenkinos est un vrai sociologue et un authentique médecin qui soigne le mal être qui sévit dans nos sociétés dites modernes avec ses mots !

 

Michelangelo 2014
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