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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:06

QUARTIER.jpgParisien érudit et solitaire, Jean Daragane est un homme déjà âgé. Son  attitude est faite de fatalisme et d’oubli. Jusqu’au moment où il reçoit un coup de fil inattendu qui, comme une piqûre d’insecte, va le sortir de sa léthargie et de sa douce et apaisante somnolence. Les souvenirs vont alors affluer, son passé resurgir avec une force difficile à contrôler émotionnellement… Avec son regard d’adulte, il va comprendre enfin tous ces instants mystérieux et refoulés que l’enfant qu’il était ne pouvait appréhender et organiser dans une suite logique. Ce voyage dans le Paris ancien et le Paris nouveau va aider cette réminiscence laborieuse et pourtant salutaire.

Ce roman de Modiano est sorti juste avant qu’il obtienne le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre.

Récompense certainement méritée, je reste sceptique concernant ce dernier roman. Certes, le style inimitable de Modiano est bien présent. Toutefois, je ne peux m’interdire de penser que cet ouvrage n’est pas abouti. On le dirait commencé et pas réellement terminé. Alors que le début est prometteur, on semble s’égarer bien souvent sur des chemins de traverse inutiles ou pour le moins déroutants. Est-ce le fait de la part autobiographique que je suppose ? Toujours est-il que cette impression persistante enlève à l’ouvrage la force qui aurait pu être la sienne.

Voilà. Je viens de porter une critique négative sur un pilier de la littérature française. Je m’en trouve un peu gêné. Sera-ce considéré comme un crime de lèse-majesté ? Après tout, quelle importance si l’honnêteté y trouve sa place ? Combien de grands écrivains n’ont pas, en leur temps, été parfois malmenés, tels Zola, Hugo et tant d’autres… Leur gloire ne s’en est pas trouvée diminuée pour autant. Ces péripéties n’ont servi qu’à nous les montrer plus humains et perfectibles, donc plus proches du commun des mortels !

 

Michelangelo 2014 
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 11:38

TA-MORT.jpgPaul Serinen se prend pour Arsène Lupin. D’abord petit braqueur, il pense enfin avoir réussi un coup de maître. Mais son butin n’est pas forcément facile à écouler sans laisser de traces susceptibles de l’identifier… Il va devoir jouer serré ! Sa grande discrétion et sa belle demeure isolée proche d’Etretat devraient lui permettre de s’en sortir… Mais rien ne se passe jamais comme on l’imagine !

Pour son premier roman, Hervé Commère signait un beau tour de force et rentrait, avec seulement 158 pages, dans la cour des grands auteurs de polar à la française.

Comme Pierre Lemaitre ou Michel Bussi, il dépoussière grandement le genre, cassant tous les codes d’écriture pour nous livrer une intrigue intelligente, originale et complètement novatrice.

Son style est léger sans être indigent. Il écrit un peu à la manière de Camus dans l’Etranger ou de Giono dans Un de Baumugnes... Je sais, la comparaison peut paraître aussi flatteuse qu’exagérée. C’est pourtant ce qui me vient à l’esprit quand j’essaie de qualifier ce style si particulier et sa manière d’aborder la psychologie des personnages.

D’autre part, la construction du roman en trois parties distinctes évoquant trois points de vue différents de l’intrigue, trois mises en perspective chronologiques, devient en quelque sorte sa marque de fabrique et provoque chez le lecteur une réelle addiction.

J’ai rencontré deux fois Hervé Commère et j’ai pu constaté combien sa modestie et sa grande gentillesse le disputent à son talent. Hélas, jeune écrivain, Hervé Commère n’a écrit pour l’instant que quatre romans que j’ai tous dévorés. Combien de temps me faudra-t-il attendre pour avoir le bonheur de lire le cinquième ? Il me tarde !

 

Michelangelo 2014 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:05

ETERNITÉJe viens de terminer le troisième et dernier volet de l’histoire du 20ème siècle vu par Ken Follett au travers de l’existence mouvementée de plusieurs familles américaines, anglaises, allemandes et russes. Celles-ci vont vivre les horreurs du Mur de Berlin, la ségrégation raciale aux Etats-Unis d’Amérique, la guerre froide, la guerre du Vietnam, le phénomène hippie, l’irrésistible montée en puissance des drogues en tous genres et du rock and roll ! Voilà un programme bien chargé qui aura bien besoin des 1200 pages allouées à ces aventures qui couvrent une période comprise entre 1960 et 1988…

Cette œuvre ambitieuse semble peu à peu perdre le souffle épique qui était le sien dans les deux précédents opus. Peut-être l’effet de la proximité des évènements avec notre propre vécu ?

S’il est vrai que l’on suit avec un certain intérêt les déboires et bonheurs des personnages maintenant bien connus du lecteur, la magie peine à opérer. Les éléments historiques sont de la plus grande authenticité et tout semble fait pour nous entraîner dans un univers dynamique et bien réel. Malheureusement, on se sent juste spectateur de scènes attendues et parfois excessivement caricaturées. Ainsi, la liaison secrète de la belle Maria avec John Kennedy, ou la proximité improbable de Dimka, jeune conseiller, avec les premiers secrétaires soviétiques successifs de la période, ou bien encore l’écrivain russe envoyé au Goulag qui fait passer à l’Ouest une œuvre littéraire majeure qui n’est pas sans rappeler Alexandre Soljenitsyne…

Certes, Ken Follett est virtuose dans l’art de raconter des histoires et particulièrement l’Histoire. Il nous a régalé avec ses Piliers de la terre et son Monde sans fin. Il m’a enthousiasmé avec les deux premiers tomes sur les guerres mondiales (La chute des géants et l’Hiver du monde). Là, il me laisse sur ma faim. Je me suis même surpris à parfois m’ennuyer… Les évènements se succèdent trop vite, les situations sont préfabriquées et ça se voit. Les personnages manquent cruellement de profondeur et de souffle et ne sont que les éléments de décor du film historique qui se déploie au premier plan.

Bien aidé par ses conseillers en histoire, Ken Follett a peut-être eu le tort de vouloir trop en faire avec des évènements dont je ne discute pas l’importance, mais sans commune mesure avec les deux guerres mondiales en ce qui concerne notre vision européenne voire franco-française du monde...

Néanmoins, j’ai beaucoup appris sur l’histoire récente des Etats-Unis et le fonctionnement de la Russie soviétique, même si cela ne m’a guère ému en tant que lecteur de romans. Au moins, à cet égard, je remercie pleinement et sincèrement Ken Follett que je ne cesse d’admirer pour l’originalité de son œuvre qui n’a guère d’équivalent.

 

Michelangelo 2014

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 13:09

2EMEHOMME.jpgDès les premières lignes, on se retrouve plongé dans une ambiance faite de désespoir, de cynisme et d’amour… Stéphane raconte sa vie passée, sa mère alcoolique et son père inconnu, l’école qui le rejette et en fait un cancre. Le manque d’amis, puis la découverte des boulots faciles, comme devenir homme de main de Gilbert, magouilleur en vins et spiritueux, adepte des dessous de table et des fraudes en tous genres. Alors Stéphane se construit une notoriété au village, d’autant qu’il habite le château en échange de menus travaux…

Mais ce nouveau départ cache mal la méfiance et l’antipathie dont il est victime jusqu’au jour où il rencontre la belle et charmante Norah qui a quitté l’Allemagne, son pays d’origine, pour s’installer en France. C’est le coup de foudre réciproque, le début d’un grand amour qui devrait durer toute la vie.

C’est oublier un peu vite le destin maléfique qui cette fois prend la forme d’une photo que Stéphane n’aurait jamais dû voir… Alors débute une terrible descente aux enfers pour celui qui se croyait enfin reconnu de tous et aimé pour ce qu’il est par la plus délicieuse femme qu’on puisse espérer.

La construction narrative d’Hervé Commère comme à son habitude est implacable, tirée au cordeau. Au fil des évènements, on découvre un couple en souffrance, incapable de se réunir face à l’adversité. Comment peut-on accepter d’être aimé par défaut, à la place d’un autre, pour un autre ? Tout est ambiguïté, désarroi, non-dits pour Stéphane qui sombre doucement. De ce point de vue, Stéphane ressemble à l’Etranger de Camus. La comparaison est osée mais je la risque.  

Hervé Commère est expert en sentiments humains. Il le montre de façon flagrante. Ses deux amoureux ne peuvent nous laisser indifférent et attirent notre compassion. Pas d’outrance ou de mélo alors même que le propos aurait pu y mener. Deux vies, juste deux vies en bagarre contre le monde et contre elles-mêmes !  Quant au style, il vous prend à la gorge pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. Les phrases sont souvent cinglantes, brèves et pourtant lourdes de conséquence. Son roman n’est pas un thriller au sens propre. C’est un grand moment de vie intense et bouleversant qui vous laisse un goût amer et vénéneux mais qui provoque en vous l’extrême satisfaction d’avoir lu un petit chef-d’œuvre.

J’ai eu le plaisir de rencontrer deux fois Hervé Commère et j’apprécie beaucoup sa personnalité faite de sincérité, de modestie et d’écoute. Je pense, et je ne suis pas le seul, qu’il représente une nouvelle vague d’écrivains qui bousculent les genres pour réinventer l’écriture. Déjà plusieurs fois récompensé, il possède la stature d’un Pierre Lemaitre et peut, pourquoi pas,  décrocher un jour le prix Goncourt !

 

Michelangelo 2014  

 

Citation :

Aujourd'hui je suis moi. C'est pour te dire ça que je t'écris.
J'ai compris que la vie ne servait qu'à ça, qu'à préparer cet instant-là, le dernier, toute la vie ne sert qu'à préparer sa sortie, à permettre de partir en paix, de combler les failles avec lesquelles on naît, puis d'être enfin serein au moment de mourir. Faire le ménage avant le grand saut. Et vivre ses derniers instants en ayant le sentiment d'avoir bouclé la boucle, d'être prêt, d'avoir aplani l'horizon, les creux, les bosses et les complexes. (Page 241)
Entièrement.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 10:35

PROFS.jpgJ’ai rencontré Vincent Rémy par hasard alors qu’il faisait la promotion de son ouvrage au salon du livre du Mans. Le titre autant que le personnage ont attiré mon regard et je me suis retrouvé à échanger quelques mots aimables, une certaine connivence s’établissant presque immédiatement avec l’auteur. Il faut ajouter qu’étant enseignant, je me sentais directement concerné par son propos.

Vincent Rémy rapporte les souvenirs d’une vingtaine de personnalités de tous horizons qui ont eu à cœur de révéler l’importance décisive d’un maître ou d’un professeur dans la construction de leur projet de vie, voire de leur personnalité actuelle.

La variété des témoignages va d’Alain Finkielkraut à Philippe Claudel en passant par Christian Lacroix ou André Dussolier. Ce grand écart permanent accepté comme une règle du jeu qui veut que chaque lecteur puisse trouver des personnages dont il se sent proche, Vincent Rémy s’autorise à introduire dans son panel des gens aussi divers que Robert Badinter, Nicolas Hulot, Sophia Aram, Aurélie Filippetti, Miroslav Radman ou encore Michel Rocard !

Malgré cette grande diversité de témoignages, une conclusion s’impose. Il y a toujours eu un professeur, un modèle, un grand-père, dont l’attitude, les leçons ont orienté le destin des  élèves. Question d’affinité, d’opposition, de contexte familial ou historique.

C’est peut-être banal de le dire, ça l’est moins de l’entendre et de le lire. Car ces témoignages ont tous quelque-chose de bouleversant dans leur candeur et parfois leur naïveté. On les sent très authentiques, comme de véritables confessions qui honorent ceux qui les font avec un certain courage, car il en faut pour livrer publiquement la partie intime qui a fondé ce que nous sommes aujourd’hui. C’est peut-être le prix que chacun a accepté de payer par reconnaissance ou par amitié à ces maîtres…

Autant dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les petits secrets de chacun avec une mention particulière pour Philippe Claudel que je vénère, ou Alain Finkielkraut qui m’intrigue. Mais le plus bouleversant est de loin l’histoire de Scholastique Mukasonga, rwandaise persécutée lors des épurations ethniques dans son pays d’origine qui découvre auprès de son instituteur Félicien la force libératrice de l’écriture et de la culture. Son témoignage à lui seul, rend hommage à toutes les victimes de la barbarie ordinaire fondée sur l’ignorance, mais également à tous ces enseignants dévoués au-delà de ce qui est demandé dans la  difficile profession de transmission du savoir et du savoir-être.

Merci à Vincent Rémy d’avoir relaté avec tact, pudeur et authenticité la teneur de ses échanges avec des personnes publiques qui, par la magie de leur confession et la qualité de leur retranscription, deviennent plus proches de nous et nous procure un vrai bon moment de lecture.

 

Michelangelo 2014 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:53

Nympheas.jpgNous sommes transportés dans la Mecque de l’impressionnisme : Giverny ! Ce merveilleux petit village normand, patrie de Monet, est le théâtre d’un meurtre bien mystérieux. L’enquête du commissaire Sérénac va doucement sombrer et tourner à la débâcle sous les yeux d’une vieille femme énigmatique que personne ne semble remarquer et qui pourtant connaît le nom de l’assassin ! Toujours escortée de son chien Neptune, lui seul semble attirer l’attention des passants… Et pour cause !

Michel Bussi nous entraîne dans le monde de la peinture, au côté de ses personnages tous amoureux de Giverny et de son maître disparu en 1926 : Claude Monet ! L’auteur parvient à rendre le lieu et les œuvres de Monet palpables au point que je ne doute pas un instant que nombre de lecteurs sont déjà allés visiter ce village après l’avoir découvert dans le roman. 

Parfaitement documenté, Michel Bussi mêle habilement histoire de la peinture et roman policier. En cela son ouvrage est original et force le respect. Son écriture est fluide, son intrigue parfaitement maîtrisée et ses personnages fouillés. Comme à son habitude, il développe une trame faite de fausses pistes et de faux-semblants qui perdent le lecteur et le rendent captif !

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que cette technique, reprise dans chacun de ses romans pouvait, d’une certaine façon lasser. Paradoxalement, à trop jouer avec les apparences, le risque est grand de devenir trop prévisible et de lasser le public. Mais Michel Bussi a tellement de ressources qu’il évitera certainement de tomber dans le piège qu’il s’est lui-même tendu...

Couronné par cinq prix littéraires, cet ouvrage a donné à Michel Bussi une notoriété jamais remise en cause lors de la sortie des romans suivants (Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main, Gravé dans le sable, N’oublier jamais). On ne peut que lui souhaiter de continuer ainsi pour le plus grand plaisir de ses lecteurs fidèles dont je suis !

 

Michelangelo 2014
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 10:20

Parfums.jpgIl est désormais établi que la mémoire des parfums est d’une grande fiabilité. Ainsi, il suffit d’une odeur pour remonter à la surface de notre conscience des moments vécus dans notre plus tendre enfance avec une acuité parfaite !

C’est le fil conducteur de Philippe Claudel dans ce délicieux petit livre où il exhume les uns après les autres les souvenirs évoqués par une odeur particulière. Les parfums y sont parfois capiteux, élégants ou soyeux. A d’autres moments, ils se montrent nauséabonds, repoussants. Agréables ou pas, ces parfums amènent toujours des évocations d’une grande sensibilité, des moments de vie intenses voire fondateurs.

La plume de Philippe Claudel flotte dans un univers olfactif fait de poésie et de  vérité. On recueille ses évocations comme autant de bijoux délicatement ciselés par un orfèvre de l’écriture. On se plait à reconnaître des parfums qui nous ont nous-mêmes, à un moment donné, touchés au plus profond de notre être. Chaque évocation est comme un bonbon que l’on déguste avec bonheur, alors même que le goût de certains est plus amer que sucré…

De mon point de vue, Philippe Claudel signe un ouvrage d’une grande valeur littéraire. Il  conforte la grande estime que je porte à toute son œuvre. Sa grande force, outre son style brillant, est de savoir parler à son lecteur et faire de celui-ci l’intime témoin de ses écrits romanesques ou autobiographiques.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 11:08

OMAHA.jpgLors du débarquement du 6 juin 1944, un groupe de rangers américains va devoir prendre d’assaut une place forte à Ohmaha Beach. Les perspectives de survie étant très minces pour les assaillants, un curieux tirage au sort est effectué afin de déterminer l’ordre d’intervention de ceux-ci, sachant que les premiers en ligne seront pratiquement assurés de mourir. Que peut-on proposer pour ne pas s’en remettre au hasard ? Qui est prêt à jouer sa vie en échange d’une récompense ? Lucky, Alan, Ralph, Oscar vont signer un pacte que découvrira Alice vingt ans après les faits. Elle va chercher la vérité en Normandie, puis aux quatre coins des Etats-Unis pour comprendre ce qui s’est réellement passé en juin 1944, alors même que certains voudraient la réduire au silence.

Michel Bussi nous entraine dans une aventure vraiment originale et ménage le suspens jusque dans ses dernières pages. Sa reconstitution historique semble crédible et sa connaissance de l’Amérique profonde bien réelle. Ces personnages sont dominés par la forte présence des femmes que sont Alice, Lison et Miss Arlington dont les sentiments sont faits d’amour ou de haine et qui combattent toutes avec force un destin qu’elles n’ont pas choisi et que leur ont imposé les hommes.

Il me semble que ‘Gravé dans le sable’ est le meilleur de ses romans. Toutefois, je regrette un peu que la construction de son intrigue, très carrée, soit toujours un peu la même au fil des ouvrages. Cette marque de fabrique reconnaissable entre toutes, peut lasser le lecteur par ses grosses ficelles qui, par nature, ne peuvent marcher qu’une fois… Malgré tout, il reste à l’heure actuelle, l’un des meilleurs écrivains de cette nouvelle vague du polar français avec Pierre Lemaitre ou Hervé Commère pour ne citer qu’eux.

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 09:18

Avionsansaile.jpgEn 1980, dans le Jura, sur le mont Terrible, s’écrasa un avion de ligne, faisant presque 200 morts. Dans les victimes on dénombra deux jeunes couples, les Vitral et les Carville. Ces couples avaient la particularité commune de voyager avec leur bébé, deux fillettes de 3 mois, dont l’une serait l’unique survivante du crash. Deux familles vont se disputer l’enfant.

Le roman commence 18 ans après. L’héroïne n’est autre que le bébé retrouvé dans le crash, Emilie, confiée par la justice à la famille Vitral. Mais de nombreuses questions se posent à elle. Qui est-elle en réalité ? Une Vitral, comme en a décidé la justice, ou une Carville ? Son frère Marc pourra-t-il l’aider à répondre à cette question angoissante, d’autant que leur relation fusionnelle dépasse le cadre de ce que l’on peut généralement admettre entre un frère et une sœur ? Crédule Grand-Duc, détective privé, cherche lui aussi la vérité pour le compte de la riche famille Carville…

Fidèle à son habitude, Michel Bussi met en place une situation paradoxale dont il a le secret. Il tire les ficelles tout au long de son ouvrage pour emmener le lecteur sur de fausses pistes et de faux semblants. Ses personnages ont une vraie présence, une réelle et convaincante psychologie et, hormis le côté improbable des situations évoquées, cette aventure se déguste à sa juste valeur, celle d’une excellent polar récompensé par le Prix de la Maison de la Presse. D’aucuns le trouveront peut-être un peu long avec plus de 500 pages.

Au passage, il rend hommage à l’album rock de Charlélie Couture, Poèmes Rocks, qu’il considère comme le meilleur album français du genre. Le titre du roman reprend d’ailleurs le titre de la chanson phare de l’album d’or 1981…

Au final, et sans jeu de mots, un envol réussi, une fois encore !

 

Michelangelo 2014

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 18:48
Doubletranchant.jpgFrères jumeaux, Erwan et Maël sont chercheurs en médecine à Shanghai et vont découvrir un remède contre le cancer. Erwan décide de profiter seul des retombées de leur découverte, alors que Maël sera victime d'un crash aérien qui va bouleverser la donne. Erwan reçoit le Nobel de Médecine et décide de se marier avec la femme de Maël avec laquelle il avait une aventure, Maël ayant disparu, semble-t-il, à jamais... Mais la vie est faite d'imprévus !
Très bonne documentation sur les lieux (Shanghai, Azerbaïdjan, Suisse, Bordeaux...) et sur la recherche médicale (au passage, on apprend beaucoup). Le contexte en devient très crédible et on s'accroche très vite à la lecture avec l'envie d'en savoir plus et connaître le dénouement final. L'auteur ménage bien ses effets et nous captive rapidement.
Le style reste au service de l'intrigue et ne déborde pas le cadre évènementiel. Peut-être au détriment de l'aspect psychologique : par exemple, la gémellité n'amène pas de réflexion. Seule la ressemblance entre les jumeaux va jouer un rôle important dans l'ouvrage.
Néanmoins, Dominique Luciani nous permet de passer un très bon moment de lecture. C'est son premier ouvrage édité et je gage que ce ne sera pas le dernier... J'ai d'ailleurs eu l'occasion de lui dire !
Michelangelo 2014
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