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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 15:02

cvt_NOublie-pas-detre-heureuse_1796.jpegMaria-Lila est une très jeune fille qui vit avec ses parents à Fédala, au Maroc, entre terre et mer, sous le soleil et le ciel bleu. Loin de tout et des fureurs de ce monde, elle grandit avec son amie Sofia, alternant baignades, jeux, rêveries et premiers flirts…

Son père est souvent absent mais influe beaucoup sur sa fille par son empathie et ses sentences qui font mouche : « N’oublie pas d’être heureuse, ma fille ! ».

Sa mère est aimante mais elle est si résignée à ne vivre qu’à l’ombre des eucalyptus !

La cousine Fifi, pimpante blonde émigrée à Paris et qui revient régulièrement au Maroc en vacances lui fera miroiter des perspectives de vie plus enthousiasmantes. Maria-Lila décidera de devenir une snob pour suivre son modèle, mais sans réellement savoir ce que cela signifie, juste parce que c’est une voie différente…

Après avoir réussi son baccalauréat, elle embarque pour Paris où, avec Fifi, elle va découvrir un monde différent mais souvent cruel, réalisant ainsi que le bonheur perdu se trouvait à Fédala.

Ce roman qui résonne un peu comme une autobiographie, est teinté de nostalgie pour un passé révolu où le bonheur existe à chaque instant sans qu’on le perçoive. Quand on se trouve déraciné, apparaît alors le manque de ces moments heureux.

L’écriture est simple autant que profonde. Les répliques font mouche. L’humour côtoie les manifestations de la tristesse ou de la peine lorsque Maria-Lila perd des êtres chers.

La transformation va coûter cher à Maria-Lila. Pas le prix du reniement, juste la somme à payer pour passer à l’âge adulte quand on a eu une enfance heureuse et insouciante… Cette mutation inévitable se fera dans la douleur. Mais c’est un mal nécessaire pour se tourner vers l’avenir sans renier les siens et son passé.

En somme, ce court roman est une leçon de vie dans lequel chacun se reconnaitra un peu… Inutile de préciser que j’ai beaucoup aimé !

 

Citations :

 

« Dieu m’avait domiciliée à Fédala. Je devais y rester. Peu de gens admettent les changements. Surtout lorsque eux-mêmes n’ont pas osé. »

 

« Il y a toujours une partie de soi qui attend autre chose. Personne n’est complètement là où il est. Mais j’ai connu le bonheur, je le sais maintenant. »

 

MichelANgelo 2013

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Published by MichelAngelo - dans Romans
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commentaires

Louyot Gérard 10/09/2015 23:46

Merci pour ces sentiments si bien exprimés qui reprennent ce que nous ressentons si souvent.

MichelAngelo 11/09/2015 09:19

Merci. Il me semble que l'auteur touche ce que nous avons en chacun de nous : cette perpétuelle nostalgie que nous ressentons, nostalgie exacerbée par ce sentiment de l'impossibilité d'un retour en arrière et par cette fuite inexorable vers une fin annoncée...

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