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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 16:35

Les-gens-heureux-lisent-et-boivent-du-cafe.jpgDiane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Commence pour elle un deuil difficile malgré la présence rassurante de son ami Félix, homosexuel avec lequel elle dirige un café littéraire parisien dont le nom donne le titre du livre… Incapable de faire face, elle décide de partir s’exiler temporairement en Irlande où elle fera la connaissance d’Edward, beau, ténébreux et jeune photographe.

Voilà résumée l’intrigue de ce petit roman construit sur un thème très banal. Les ficelles sont grosses et les rebondissements prévisibles. Alors que le contexte pouvait laisser imaginer une relation à la lecture de nature à donner de l’épaisseur à la détresse de l’héroïne, on assiste juste aux péripéties grotesques d’une relation entre deux individus à la psychologie très élémentaire, au point qu’on attend avec impatience la fin du roman, qui est elle-même décevante et nullement justifiée par le propos esquissé. Il semble qu’Agnès Martin-Lugand a cherché à éviter les lieux-communs pour mieux  nous entraîner, à son corps défendant, dans du ringard avec tout ce qu’il peut déclencher d’insolite et d’ubuesque jusqu’à devenir bête et indigent.

Diane peut se permettre de rester un an sans travailler, de s’installer en Irlande on ne sait avec quels moyens, de laisser son ami Félix gérer leur petite entreprise seul alors même qu’il fait la fête tous les soirs et oublie généralement d’ouvrir boutique… Diane emmène en Irlande des livres qu’elle ne semble pas lire, ne manifeste d’ailleurs que très peu d’intérêt pour cette activité…

On est loin de toute réalité, ce qui pourrait se concevoir dans une œuvre artistique, mais qu’on ne peut pardonner à un roman qui bafoue les règles qu’il paraissait édicter en préambule, à savoir un ancrage dans les faits et une introspection douloureuse. Il ne s’agit que de pure agitation inutile et bourrée de clichés.

Que ce roman ait eu un succès certain comme e-book ne le prédisposait pas à devenir un succès de librairie. Il y a tromperie sur la marchandise. Ce texte est au niveau des romans de la collection Arlequin qui rencontrent eux aussi un vrai succès mais dont les auteurs ont l’honnêteté de choisir le bon public et le bon éditeur.

 

MichelANge 2014

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Published by MichelAngelo - dans Romans
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