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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:51

La vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker

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Attention ! Commencer ce roman, c’est s’exposer à ne plus pouvoir le lâcher avant l’ultime page et courir le risque de regretter de l’avoir terminé trop vite…

Marcus Goldman est un écrivain à succès qui est atteint de la maladie de la page blanche depuis un an. Rien de bon ne sort. Il est désespéré. Pourtant, son maître en écriture et professeur d’université, Harry Quebert, lui a toujours prédit une réussite totale. Alors, quand Harry est accusé d’avoir assassiné une jeune fille de 15 ans trente ans plus tôt, Marcus accourt à son aide et plante à New-York un éditeur trop pressant…

C’est le début d’une enquête absolument originale et aux multiples rebondissements dont il me faut taire l’essentiel pour vous laisser vous en délecter.

Pourtant, ce n’est pas une simple enquête policière. C’est bien plus que cela. Joël Dicker mêle habilement ses réflexions sur les travers de la société américaine, le monde de l’édition, sa représentation de l’amour total, et sur l’acte d’écrire, si complexe à maîtriser et circonvenir. La construction de son œuvre, dense et pourtant savoureuse, est extrêmement habile, même si je pense qu’il y va un peu fort dans l’imbroglio des évènements à rebondissement. L’essentiel reste qu’on y croit jusqu’au bout et qu’on attend avec impatience le dénouement.

Pour vous mettre en appétit, voici une citation prise dans le roman qui résume tout le bien que je pense de ce livre :

« Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé ».

Le livre de Joël Dicker-Marcus Goldman est à ce niveau. C’est pourquoi il a remporté à juste titre trois belles récompenses : Prix de la vocation Bleustein-Blanchet, Grand Prix du Roman de l’Académie française et 25ème Prix Goncourt des Lycéens… Rien que cela… Petit détail pour finir, Joël Dicker n’a que 28 ans… Espérons qu’il ne connaitra pas la maladie des écrivains, celle de la page blanche ! Ce serait une catastrophe pour ses lecteurs !

 

MichelANge 2013

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Published by MichelAngelo - dans Romans
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