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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:07

JE-VAIS-MIEUX.jpgPar son sujet, ce roman m'a fait penser à celui de David Lodge intitulé Thérapie. En effet, le héros de ces deux ouvrages souffre d'un mal physique qu'aucune thérapie ne parvient à soigner... Il s'ensuit des catastrophes en chaîne et une remise en cause des fondements même de l'existence des héros ! Guérir se fera au prix fort !
Le héros de Foenkinos est affligé d'une douleur dans le dos apparue subitement pour laquelle il va entreprendre nombre de consultations (radios, IRM, ostéopathe, magnétiseuse, psychologue), sans résultat. Très vite, il va comprendre que son mal a une origine psychosomatique et va s'évertuer à éradiquer sa douleur en affrontant de face les causes de ce symptôme dérangeant.
Foenkinos nous livre un roman intelligent, au style alerte et bien construit. Il manie l'humour avec brio tout en abordant des sujets graves qui parlent au lecteur : difficultés des couples, séparation, relations avec les enfants, les parents... Jamais on ne s'ennuie ! On sourit, on réfléchit, on est parfois ému. Tous les ingrédients sont réunis pour faire un cocktail plaisant et un bon moment de lecture. Juste un regret : cette étonnante ressemblance avec l'excellent roman de Lodge. Cela m'a un peu dérangé, étant admiratif de ce dernier... Mais cela ne remet pas en cause la qualité de l'ouvrage de David Foenkinos !


Michelangelo 2014

 

CITATIONS :

  • Pourtant, je ne croyais pas qu'on puisse se défaire si vite de vingt années passées ensemble. Élise était partout dans ma vie. Nos souvenirs ne cessaient d'apparaitre dans mon présent. En fait, il manquait à notre histoire une fin. Notre amour s'était essoufflé, mais je sentais encore les respirations d'Élise près de moi alors que je voulais commencer une nouvelle partie de ma vie.
  • C'est sûrement le trait le plus important de mon caractère : cette façon d'avoir sans cesse un train de retard sur la réalité. (Il m'arrivait souvent de trouver le jeudi la réponse à une question qu'on m'avait posée le lundi.)
  • Je l'aimais, mais mon amour manquait de vie. Il était atone, tout comme ma réaction. J'aurais dû pleurer, être désespéré, mais non. Je me sentais mal, mais il n'y avait rien de tragique. De manière paradoxale, c'était cela qui me rendait triste : ne pas ressentir une douleur plus forte à cet instant.

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Published by MichelAngelo - dans Romans
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