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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 11:33

Marsac, petite ville universitaire et imaginaire du Sud-Ouest, va être le théâtre d’évènements tragiques et incompréhensibles. Le commandant Servaz, toujours  passionné des symphonies de Mahler et de sentences latines, va mettre en œuvre sa perspicacité et son sens de l’intuition pour résoudre une énigme dans laquelle il se trouve complètement partie prenante.

Sa fille Margot ainsi que son ancienne compagne quand il était étudiant à Marsac, Marianne, seront impliquées dans son enquête. Il devra fouiller son passé et le passé des siens pour donner un sens à ce qui n’en a pas à priori.

Comme si cela n’était déjà pas assez compliqué pour lui, le fou furieux évadé de l’Institut Vargnier à la fin du roman Glacé apparaît en filigrane et prend une densité inquiétante qui vient tourmenter notre commandant…

Heureusement, le Capitaine de gendarmerie Ziegler, belle et tonitruante jeune femme va venir à sa rescousse, employant comme à son habitude les grands moyens !

Une fois de plus, Bernard Minier parle de cette région avec talent. Il en fait un élément essentiel de son œuvre.

On a quand même du mal à accepter l’éventualité de ce lycée très improbable, plus anglo-saxon que jamais, caricature de l’école des magiciens d’Harry Potter, même si le contenu des enseignements reste très français avec des professeurs si prévisibles !

J’ai eu l’occasion d’évoquer ma déception de cet auteur français avec l’analyse de son roman Une putain d’Histoire. J’avais entrepris la lecture de Glacé pendant mes vacances, et trouvé motif à réviser mon avis dans le bon sens. Mon ressenti positif n’a pas été altéré à la lecture du Cercle, bien au contraire. Bernard Minier confirme son grand talent pour élaborer des thrillers prenants et agréables à lire.

Le commandant Servaz  reste attachant, faible mais passionnant dans ses contradictions, à l’image des Erlendur, Wallander ou Adamsberg d’Indridason, Mankell ou Vargas. Il est bien secondé par le fantasque Capitaine de gendarmerie Ziegler qui apporte la féminité, la hargne et la jeunesse indispensables pour contrebalancer la frilosité et la réserve naturelle de Servaz.

De mon point de vue, Bernard Minier fait partie des grands auteurs français de polars actuels que sont les Bussi, Thilliez, Chattam, Vargas, Commère et il égalera peut-être un jour, à force de travail,  le grand maître incontesté du genre, Pierre Lemaître !

 

Michelangelo 1/9/2017

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Published by MichelAngelo - dans Romans
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