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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 12:15
La fosse aux louves de Bertrand Carette

Dans la majestueuse et bucolique région de la Brenne, faite de forêts profondes, d’étangs et de fermes ancestrales, un drame familial va se nouer.

Hélène est une riche et belle propriétaire cinquantenaire propriétaire du domaine la fosse aux louves, avec sa fille Virginie, belle jeune femme solitaire et mère de deux fillettes adorables. Virginie a de fidèles amis qu’elle côtoie depuis sa plus tendre enfance, Alexandre, Damien et Elise. Tout semble aller pour le mieux dans ce paysage merveilleux où l’élevage de chevaux de Virginie rassemble toutes les bonnes volontés et stimule les amitiés.

C’est sans compter sur la bassesse de l’oncle Antoine, envieux et accablé de tous les vices. Il va porter plainte contre la belle Hélène qui devra se défendre d’avoir voulu empoisonner sa vieille tante Elisabeth quatre ans plus tôt et d’avoir capté son immense héritage à son seul profit…

Antoine a des atouts entre les doigts et va mener son affaire avec toute la subtilité d’un individu retors et prêt à tout pour l’emporter. En cela il est parfaitement secondé par le notaire véreux, Maître Vireuse, qui, comme son nom l’indique, n’est pas à une malversation près. Et que dire de ce petit juge d’instruction en quête de gloire et de reconnaissance, Clovis Bertineau ? Son comportement parfaitement abject rivalise de malhonnêteté avec celui d’Antoine et de Vireuse, tous trois faisant partie de la même loge maçonnique…

Il faudra toute la ténacité des amis et avocats d’Hélène pour déjouer les pièges tendus et le retour de l’ancien amant éconduit et désormais célèbre musicien Tristan de l’Escuyer de la Papotière pour mettre fin aux silences dans lesquels les secrets de famille sont maintenus depuis trop longtemps.

Ce roman aux nombreux personnages ferait un téléfilm correct par son mélange de bons sentiments, de perversités, de beaux décors et de caricatures. Hélas, en tant que roman, s’il reste assez agréable à lire, il laisse le lecteur que je suis sur sa faim. Les situations sont convenues, les personnages prévisibles et l’intrigue cousue de fil blanc… Bertrand Carette n’a pas ménagé ses efforts pour mettre en valeur sa région parfaitement magnifiée. En revanche, il a cédé à la facilité en proposant des situations qui laissent un sentiment de déjà-lu assez désagréable.

Je l’ai pris comme tel. J’ai lu cet ouvrage avec le recul que l’on peut manifester à l’égard d’une saga paresseusement filmée, c’est à dire avec l’œil distrait et pas du tout attentif de celui qui veut oublier sa dure journée sans pour autant s’investir dans une activité qui demanderait concentration et effort… Et j’ai parfois été un peu ému, tout aussi paresseusement, au premier degré, ce degré qui fait que l’on peut se laisser aller aux bons sentiments sans pour autant perdre son esprit critique.

Je remercie néanmoins les Presses de la Cité de m’avoir offert ce roman contre une critique objective.

Michelangelo 2016

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Published by MichelAngelo - dans Romans
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